Le tourisme marocain envahit par les pays du Golfe
C'est clair qu'y en a marre de tous ces Européenns mais ils ne sont pas les seuls... comme le dit le journal internet bakchich.info
Depuis le début de l’année en cours, les plus puissants groupes des pays du Golfe, émiratis en majorité, ne cessent de s’implanter au Maroc. La plupart d’entres eux, tels qu’Emâar ou Dubaï Holdin (tous les deux appartiennent à l’émirat de Dubaï, plus particulièrement à son chef, cheikh Mohamed ben Rached Al-Maktoum), s’intéressent, en premier lieu, à la promotion immobilière, aux projets touristiques et d’infrastructures. C’est le cas également du groupe d’Abou Dhabi, Al-Qudra Holding, qui a connu la destination Maroc en fin de 2006. Mais le plus important, c’est de savoir que ces investisseurs n’ont accepté de s’engager qu’après avoir eu la garantie personnelle du roi Mohamed VI. Une condition qui n’est guère étrange lorsqu’on sait que beaucoup de groupes et des hommes d’affaires de cette région du Moyen-Orient avaient, par le passé, notamment du temps de Hassan II laissé des plumes dans différents domaines ou ont été escroqués par des pseudo-hommes d’affaires marocains.
Aujourd’hui, il semble que les temps ont changé. En effet, le gouvernement marocain table cette année sur des investissements des pays du Golfe qui pourraient atteindre les 15 milliards de dollars fin 2007. Une prévision qui s’est consolidée après les récentes retrouvailles avec les Saoudiens, notamment avec la visite officielle, le mois dernier, du roi, Abdallah ben Abdel Aziz qui a remis les pendules à l’heure et ouvert les robinets des investissements saoudiens. Une semaine après cette visite, le richissime, Al-Walid ben Talal, a été reçu en grandes pompes par M6. Ce dernier a tenu à annoncer que son groupe Al-Mamlaka Holding mettra le lendemain la première pierre de l’Hôtel Four Seasons à Marrakech. Coût du projet 1,4 milliard de dirhams ( 1 euro = 11,16 DH) ; et que d’autres projets seront lancés au courant de l’année. Il ne reste maintenant que la Bourse pour que la boucle soit bouclée au Maroc, ironise un grand banquier de la place casablancaise. Et avec le grisbi, arrivent les soucis...
Les prêtes-nom des investisseurs du Golfe, tel que le promoteur immobilier, Anas Sefrioui, P-DG du groupe Addoha, font leur entrée en bourse en créant des remous avec la hausse anormale de la valeur de son action. Ce dernier, dit-on, est proche du directeur du secrétariat particulier du roi, Mohamed Mounir Majidi, dont le dernier scandale a récemment éclaté (voir p.11-12). Dans ce même ordre de boom immobilier s’inscrit le blanchiment de l’argent des barons de la drogue du Nord. Ces derniers, après avoir mis la main sur une grande partie du parc immobilier à Tanger, déferlent progressivement à Casablanca en achetant appartements et en ouvrant des cafés, notamment dans les nouveaux quartiers chics de la capitale économique…
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Salam!:
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